repartir de ce qui a été produit
La phase 2 ne repart pas de zéro. La première a permis de regarder la dalle, de recueillir des paroles, d’imaginer des transformations et d’en expérimenter certaines. Il s’agit maintenant de consolider les usages créés, de travailler de nouveaux espaces et de documenter les transformations.
Les rôles se précisent : les partenaires chargés de l’aménagement s’appuient davantage sur la matière habitante, tandis que mOst approfondit l’enquête artistique, la documentation, les récits et la mémoire.
trois espaces reliés
Le travail s’étend à trois espaces reliés. Le projet ne considère plus un équipement ou une dalle isolée, mais un système d’espaces publics et de circulations à l’échelle d’une partie du quartier.



cinq séances autour des parcelles
Visiter et photographier les espaces ; dessiner des cartes individuelles ; mettre les propositions en commun ; décider collectivement de l’organisation des potagers, du mobilier et des usages ; puis transformer ces décisions en dessins et en représentations directement exploitables par Au Milieu et Gygo.
quinze propositions, presque un programme
Les propositions formulées par les participant·es sont très concrètes — la cartographie ne fonctionne plus seulement comme un exercice d’imagination, elle devient un programme d’usages. Quinze d’entre elles, dessinées ou photomontées, ont été retranscrites pour La Boussole, Gygo et Au Milieu.
ce que disent les micro-trottoirs
Un quartier perçu comme vivant, jeune et cosmopolite, où manquent des lieux pour se rencontrer, jouer, se poser et trouver de l’ombre.
Une grande partie des personnes interrogées ne connaissait pas encore le projet d’aménagement en cours — et une très grande majorité se disait prête à participer. L’enjeu n’est donc pas seulement de demander aux habitant·es ce qu’ils veulent : c’est de rendre les transformations lisibles et de multiplier les portes d’entrée dans la concertation.

un film à trois temps
La saison 2 renforce la vidéo. Le film doit articuler l’histoire du quartier, la situation actuelle et les futurs imaginés : recueillir la mémoire des transformations passées, filmer la dalle avant et pendant les changements, et confronter ces récits aux scènes ordinaires de la vie du quartier — pour que le film reste celui d’un quartier habité, et non un film de chantier.
Le travail est mené avec des vidéastes formés aux Ateliers Varan : préparation des entretiens, réflexion sur les situations à filmer, caméra à la main ou sur pied, mise en relation entre paroles et images. Le projet constitue ainsi, peu à peu, une archive audiovisuelle de l’Almont.
vers une phase 3
La restitution du volume 2 ouvre vers une troisième phase : poursuivre l’expérimentation concrète, terminer et approfondir le travail documentaire, organiser la transmission de l’ensemble du corpus pour qu’il reste accessible localement et devienne une véritable archive vivante de l’Almont. La question centrale pourra alors évoluer de « comment imaginons-nous notre quartier ? » vers : « qu’est devenu ce que nous avions imaginé, et comment voulons-nous continuer à habiter l’Almont ? »
qu’est devenu ce que nous avions imaginé, et comment voulons-nous continuer à habiter l’almont ?
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